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MCCLXXIX

Rémission octroyée à Jean de Vivonne, écuyer, prisonnier à la Conciergerie pour avoir fait fabriquer un acte faux dans le but d'annuler la cession qu'il avait faite de la nu-propriété de sa terre et seigneurie de l'Aublonnière à Isabeau de Vivonne, dame de Thors et des Essarts.

  • B AN JJ. 187, n° 54, fol. 30
  • a P. Guérin, Archives historiques du Poitou, 24, p.
D'après a.

Charles, etc. Savoir faisons, etc., nous avoir receu ['umble supplicacion de Jehan de Vivonne1 escuier, à present detenu prisonnier ès prisons de la Conciergerie de nostre Palaiz à Paris, contenant que, tant à l'occasion de certain gros procès qu'il a eu à rencontre de nostre amé [p. 33] et feal l'evesque de Luxon2 en quoy il a moult frayé et despendu, que de ce qu'il a esté detenu longuement maladie qui lui a beaucoup cousté, que aussi qu'il est homme de petite conduite et gouvernement ou fait de sa despence, il s'est fort endebté, et a vendu sur lui à Emery Bertin3, de Fontenay, et à autres certaine grant rente, et doubtant que, se ladicte rente couroit sur lui, sa terre de l'Oblouynière fust vendue à vil pris, se trahy jà pieçà par devers feue nostre cousine Ysabeau de Vivonne, dame d'Avaugour, de Thors, des Essars4 de laquelle il estoit prouchain [p. 34] parent, la pria et requist qu'elle voulsist achetter lesdites rentes, à ce que la dicte terre ne fust perdue, ce qu'elle fist. Et après ces choses, il fut conseillé par maistre Jehan Macaire5, lors son seneschal de la dicte terre de la Blouynière, pour demourer quicte envers la dicte de Vivonne de la dicte rente qu'elle avoit droit de prendre sur lui, des arrerages qui lui en povoit devoir, et moiennant viiie escuz qu'elle lui bailla content, que aussi qu'elle lui donna droit de chastellenie et seaulx aux contractz, et certains ses hommes pour estre gaystables à son chastel de la Blouynière, il lui donna et transporta sa dicte terre et seigneurie de la Blouynière, retenu l'usuffruit sa vie durant seulement. Après laquelle donacion ainsi faicte et que elle fut venue à la notice des amis dudit suppliant, et qui le blasmèrent d'avoir fait ladicte donnacion, le dit suppliant deist audit maistre Jehan Macaire, son seneschal, qu'il l'avoit mal conseillé de lui avoir fait faire la dicte donnacion et que toute la charge en estoit sur lui. Et alors ledit Macaire dist qu'il y pourverroit bien et demanda audit [p. 35] suppliant s'il avoit la lettre du droit de chastellenie que ladicte Ysabeau de Vivonne lui avoit donné ; lequel dist que oy. Lequel Macaire dist à icelluy suppliant qu'il les lui portast, et que les notaires qui avoient passé le contract de la dicte donnacion, qu'il avoit faicte à icelle Ysabeau, estoient ceulx qui avoient passsé les lettres du don du droit de la dicte chastellenie, que icelle Ysabeau de Vivonne avoit donné à icellui suppliant, qui estoit signées des seings manuelz de Guillaume Furet et de Jehan Loys, notaires aux contractz de Boussac. Et fist icellui Macaire une minute d'une lettre de revocacion dudit don, laquelle il bailla audit suppliant...6, lui deist qu'il lui feist faire et grossoyer, et qu'il la lui envoyast en sa maison, et que on ne pourrait faillir à contrefaire les seings des diz notaires, puisqu'on les avoit. Lequel suppliant envoya querir ung nommé Thibault Legendre, auquel il fist grosser ladicte minute en parchemin et en feist deux grosses, jasoit ce que ledit suppliant cuidast qu'il n'en eust fait que une. Et après ce, icellui suppliant demanda à ung de ses serviteurs, nommé Bertran, natif de Saint Laurens sur Sèvre, s'il savoit qu'il y eust aucun bon escripvain audit lieu; lequel respondi que oy. Et lors ledit suppliant lui bailla une coppie de la dicte lettre pour lui aler faire grosser et lui bailla argent pour ce faire. Lequel serviteur dudit suppliant apporta à icellui suppliant deux grosses de la dicte lettre, faictes à Mortagne sur Sèvre; lequel les envoya audit Macaire en sa maison, ala Macayère. Lequel Macaire s'en ala tenir les assises à Montagu. Et ce pendant survint ung nommé, maistre Jehan Bertrand, praticien à Saincte Secille, dont le dit suppliant est de parroisse, pour une journée qui estoit entreprise entre certains gentilz hommes. Et en alant ledit suppliant à la messe audit lieu de Saincte Secille, rancontra icellui maistre [p. 36] Jehan Bertran, auquel il demanda qui l'avoit là mené, qui lui respondi qu'il y estoit venu pour certaine journée entreprinse d'un debat qui estoit entre certains gentilz hommes du païs. Auquel Bertran ledit suppliant dist que, s'il s'en aloit sans le venir veoir en sa maison et boire de son vin, que jamais ne l'ameroit. Lequel Bertran fut veoir ledit suppliant en son hostel de la Blouynière, et lui estant audit hostel, ledit suppliant lui compta le contract et donnacion qu'il avoit faicte à la dicte Ysabeau de Vivonne, et lui pria qu'il lui fist une minute de revocacion dudit don, et la lui fist le plus se ver et prouffitable qu'il pourroit, affin que ses heritieis ne puissent venir au contraire. Lequel maistre Jehan Bertran fist ladicte minute, où il mist que, si les heritiers de ladicte damoiselle Ysabeau aloient au contraire, ilz encourussent la peine ou (sic) la tierce partie de tous les heritages de la dite feue Ysabeau de Vivonne. Et bailla ledit Bertran ladite minute audit suppliant et lui demanda s'il avoit plus que faire de lui ; auquel il dist que non. Et assez tost après, retourna ledit Macaire dudit Montagu, où il avoit tenu les assises, et fut audit lieu de la Blouinière tenir les assises dudit suppliant. Et quant il y fut, ledit suppliant lui deist telles parolles : «Et puis, se fera bien la besongne? » Lequel Macaire respondi qu'il estoit seur qu'elle se feroit bien, et que cellui qui la faisoit se devoit rendre à son hostel à la Macairière, et lui devoit apporter les besongnes toutes prestes. Et après ce, ledit suppliant dist audit Macaire que, depuis qu'il avoient parlé ensemble, maistre Jehan Bertran estoit venu audit lieu de la Blouynière et lui avoit fait une minute sur la matière qu'il savoit. Laquelle minute ledit suppliant monstra audit Macaire. Lequel la lut et, après ce, dist audit suppliant qu'elle valoit mieulx et estoit plus seure que celle qu'il avoit faicte; et emporta icelle minute et se chargea la faire grosser et signer. Et depuis ce que cellui qui devoit [p. 37] apporter les autres lettres signées fust venu en l'ostel dudit Macaire, icellui Macaire le demanda audit suppliant et qu'il ala par devers lui à sa maison de la Macairière et apportast x. escuz, ce que fist le dit suppliant ; et quant il y fut, ledit Macaire lui monstra celluy qui avoit contrefait les seings des notaires, que on nommoit Jehan ou Guillaume Lemée, et le dit suppliant demanda audit Macaire se c'estoit celluy qui devoit faire les besongnes, qui lui dist que oy. Et alors ledit Macaire dist audit suppliant que, quant ledit Mée yroit à sa maison qu'il lui feist bonne chière et congneust le plaisir qu'il lui faisoit, qui dist que si feroit il. Et demourèrent toutes lesdites lettres entre les mains dudit Macaire plus d'un quart d'an, par ce que ledit Macaire les voult avoir devers lui, jusques à ce que ladicte damoiselle Ysabeau fust trespassée. Lequel Macaire dist audit suppliant qu'il lui diroit quant il seroit temps de lui aider desdites lettres. Et après ce que ladite demoiselle Ysabeau fut trespassée, ledit Macaire porta lesdites lettres audit suppliant et lui dist qu'il les gardast bien, par especial la grande qui parloit de la tierce partie ; et au regart des autres, lui dist qu'elles ne lui servoient de riens. Lequel suppliant mist lesdites lettres en son hostel, en certains coffres. Et après ce, pour certain debat qui survint entre nostre amé et feal conseiller l'evesque de Luxon et ledit suppliant, et à la requeste de nostre dit conseiller et de noz officiers en Poictou, certains noz officiers, ledit suppliant estant absent et hors de sa dicte maison, entrèrent dedans icelle, la mirent en nostre main, rompirent les coffres dudit suppliant, prindrent ses biens et entre autres choses deux des dictes lettres et une coppie qui furent baillées à nostre dit cousin7 le conte de Penthevre. Et au regart de la grant lettre parlant de la tierce [p. 38] partie, elle cheut en autres mains et fut rendue audit suppliant par ung nommé Guillaume François, soubz umbre de certaine monicion que ledit suppliant fist publier contre tous ceulx qui auroient prins ses biens. Et quant ledit suppliant ot recouvert la dicte lettre, il envoya querir le dit maistre Jehan Macaire et la lui monstra. Lequel Macaire en fut bien joyeulx et dist audit suppliant que en fist faire trois ou quatre vidimus, et après lui portast l'original desdites lettres, ce que ledit suppliant fist. Et lors ledit Macaire dist audit suppliant que, s'il vouloit, il s'aideroit desdites lettres. Lequel suppliant lui demanda la manière comment, et ledit Macaire deist que Gilles Boissière, serviteur de la dite damoiselle Ysabeau, et lequel elle aymoit bien et se fioit en lui, estoit trespassé, et que ledit suppliant diroit que ledit Boissière lui avoit apporté de par ladite Ysabeau toutes lesdites lettres. Et après ledit Macaire cheust malade ou lit, de la maladie dont il trespassa, et, lui estant ainsi malade, manda querir ledit suppliant et lui bailla ladicte lettre, et lui dist telles parolles : « Monseigneur, je vous pry que tenez à mon filz ce que vous lui avez promis ». Lequel suppliant, comme dit est, en feist faire quatre grosses ou vidimus de la dite lettre par Colas Regnault, sans ce que ledit suppliant ait fait autre chose des dites lettres et coppies, ne que d'icelles il se soit aucunement aidé. Neantmoins puis naguères et après ce s'en ala ledit compaignon et oncques puis ne le veist ledit suppliant. Et après le trespas de ladicte Ysabeau de Vivonne, nostre chier et amé cousin Jehan de Brosse8 chevalier, [p. 39] conte de Penthèvre, et Nicole de Bretaigne, sa femme, estans advertiz que ledit suppliant avoit lesdites lettres, jasoit ce que d'icelles il ne se fust aidé en aucune manière, comme dit est, ont obtenu de nostre chancellerie lettres, par vertu desquelles, informacion precedent, ledit suppliant a esté adjorné à comparoir en personne par devant noz amez et feaulx conseillers les gens tenans les requestes de nostre Palais à Paris. Par devant lesquelz il a comparu et a esté par eulx interrogué sur ledit cas par diverses foiz, et a nyé par serement avoir fait faire les diz seings et contrefait les dites lettres. Et depuis a, par leur ordonnance, esté constitué prisonnier et a cogneu et confessé avoir commis et perpetré le dit cas et fait contrefaire les diz seings desdiz notaires par la manière dessus declairée. Et combien que desdites lettres il ne se fust ne soit aucunement aidé contre nosdiz cousin et cousine, le conte et contesse de Penthèvre, ne semblablement contre feue Ysabeau de Vivonne, mère de nostre dite cousine, et qu'il ait fait grosser et signer les dites lettres par simplesse et exortacion d'autruy etc., nous lui vueillons impartir nostre grace. Pour ce est il que nous, voulans misericorde preferer à rigueur de justice, audit suppliant avons ou cas dessus dit quicté, remis et pardonné, etc. Si donnons en mandement, par ces presentes, à noz amez et feaulx conseiller les gens tenans les requestes de nostre Palaiz à Paris et à tous noz autres justiciers, etc. Donné à Saint Poursain, [p. 40] le sixiesme jour d'aoust l'an de grace mil cccc. lvii. et de nostre règne le xxxve.

Ainsi signé : Par le roy, à la relacion du conseil. Rolant. — Visa. Contentor.


1 Ce personnage, sur lequel les généalogies sont muettes, sauf en ce qui concerne sa filiation, était le second fils de Guillaume de Vivonne, seigneur de la Tour-Chabot, décédé l'an 1418, et de Catherine de Sainte-Flaive, fille de Thibaut de Sainte-Flaive et de Létice de Parthenay. Son frère aîné Regnaut qui, le 6 décembre 1427, passait un traité avec ses cohéritiers au sujet de la succession paternelle, mourut sans postérité. Il avait aussi une sœur, Marie, qui épousa Guy de Vivonne, seigneur de Saint-Gouard, son parent. La seigneurie de l'Aublonnière (et non Lublonières, comme disent Du Chesne et Beauchet-Filleau, 1re édit.) était une châtellenie mouvante des Essarts et comprenant la majeure partie de la paroisse de Sainte-Cécile. Jean de Vivonne en hérita de son frère aîné, qui la tenait de sa mère, celle-ci l'ayant eue de la succession de Thibaut de Sainte-Flaive, son père. Quant à Guillaume de Vivonne, seigneur de la Tour-Chabot, il était le troisième fils de Renaud, seigneur de Thors, les Essarts, Aubigny, Faye, etc., sénéchal de Poitou, décédé peu après le 16 novembre 1392, et de Catherine d'Ancenis. (Cf. notre t. V, Arch. hist. du Poitou, t. XXI, 269-272.) Jean, sr de l'Aublonnière, au profit duquel sont données es présentes lettres de rémission, était le cousin germain d'Isabelle de Vivonne, et c'est à elle, comme dame des Essarts, qu'il devait l'hommage pour l'Aublonnière.

2 Nous n'avons point retrouvé trace de ce procès, dont la date n'est point indiquée ici. Il s'agit sans doute d'André de La Roche, qui fut évêque de Luçon de 1451 au 16 février 1462, ou de l'un de ses deux prédécesseurs, Jean Fleury (juillet 1431-17 octobre 1441), ou Nicolas Cœur (1441-1er octobre 1451).

3 Emery Bertin ou Bretin, de Fontenay-le-Comte, fils de Pierre Bertin, sr de Pamplie, était seigneur de Boisse à Saint-Médard-des-Prés près Fontenay. Il avait épousé Catherine Toreil ou Toureille et mourut à la fin de 1459 ou au commencement de 1460. (Voy. une notice sur sa famille dans notre précédent volume, p. 309.) Dans un compte de la châtellenie de Fontenay-le-Comte pour Artur de Richemont, à la date du 20 mars 1432 n. s., « Méry Bretin » est qualifié bourgeois et changeur à Fontenay. (Bibl. nat., ms. fr. 8819. fol. 47 v°.)

4 Isabelle de Vivonne, dame d'Aizenay, fille de Savary, seigneur de Thors, les Essarts, etc., tué à la bataille de Nicopolis (1396), fils aîné de Renaud de Vivonne, sénéchal de Poitou. Sa mère était Jeanne d'Apremont. La mort de ses deux frères Renaud et Savary, qui ne laissèrent pas d'enfants, la fit héritière finalement de toutes les terres et possessions de son père. Elle les porta en mariage à Charles de Blois, dit de Bretagne, seigneur d'Avaugour, troisième fils de Jean de Blois, dit de Bretagne, comte de Penthièvre, vicomte de Limoges, etc., et de Marguerite de Clisson, fille puînée du connétable. Celui-ci ayant assisté son frère aîné Olivier de Blois, dans la prise par trahison de Jean, duc de Bretagne, à Chantoceaux, l'an 1420, ses terres et celles de sa femme, situées dans le Bas-Poitou, furent confisquées et données à Richard de Bretagne, comte d'Etampes, frère d'Artur de Richemont. Après la mort de son mari (1434), Isabelle de Vivonne intenta un procès au Parlement de Poitiers, pour recouvrer ses biens. (Curieuses plaidoiries du 29 juillet 1434, Arch. nat., X1a 9200, fol. 271 ; et actes divers de procédure, 24 février 1436 n. s., Xlª 9193, fol. 125, et 18 juillet 1436, X1a, 21 à la date.) Dans l'intervalle, elle soudoya des troupes et essaya de reprendre par la force sur Richard de Bretagne ses placés du Bas-Poitou, particulièrement les Essarts et Palluau. Il a été question à plusieurs reprises de cette guerre privée dans notre t. VIII (cf. l'Introduction, p. XXI et LIV, et p. 181 n., 295 n., 383 n.), et nous n'y reviendrons pas ici. Antérieurement, dans une contestation qu'elle avait avec Jean Harpedenne, sr de Belleville, le 5 août 1418, Isabelle de Vivonne demanda une délégation pour faire examiner des témoins vieux et impotents (X1a 4792, fol. 61). Vers la même époque, sa belle-sœur, Catherine de la Haye, veuve de Renaud de Vivonne, lui réclamait l'exécution des clauses du testament de son mari relatives à son douaire qu'il lui avait assigné sur les terres d'Aizenay, Poiroux. Rié, Mortagne. (Actes des 31 janvier, 3 février, 25 avril et 2 mai 1412, X1a 4792, fol. 22 v° 25, 40 v°, 43 v°.) Deux ans plus tard, en qualité de dame pour une part de Mortagne-sur-Sèvre, Isabelle de Vivonne eut à soutenir, avec Jean de La Haye et Pierre de Brezé, co-seigneurs de Mortagne, un procès contre Jean de Sainte-Maure, seigneur de Moritgauguier, et Jeanne des Roches, sa femme (31 janvier 1420, X1a 9190, fol. 75). Elle actionna aussi au Parlement de Poitiers les habitants de la Merlatière, qu'elle prétendait astreindre à participer à la garde du château des Essarts (9 mars 1420 n. s., id., fol. 85). Le 21 avril 1449, elle passa une transaction avec Maurice, abbé de Boisgrolland, au sujet d'une fondation de messes faite par Renaud de Vivonnè, son frère, seigneur de Thors et de Poiroux, inhumé dans l'église de cette abbaye. (Coll. dom Fonteneau, t. I, p. 549.) Nous n'avons pas trouvé la date de la mort d'Isabelle de Vivonne. Sa fille unique, Nicole de Blois, fut mariée à Jean II de Brosse, seigneur de Sainte-Sévère et de Boussac. (Voy. ci-dessous, p. 38, note.)

5 Dans un procès criminel entre Jean Harpedenne, sr de Belleville, et Nicolas Queyré, son sénéchal de Montaigu, il est question de Jean Macaire, qui était alors (premiers mois de l'an 1446) sénéchal de Belleville. (Arch. nat.,X2a24, Plaidoiries des 27 et 28 février 1447 n. s.)
6 Plusieurs mots ont été certainement omis parle scribe en cet endroit.
7 Sic. Il n'en a pas encore été question dans ce qui précède. Voy. la note de la page suivante.
8 Jean II de Brosse, seigneur de Sainte-Sévère et de Boussac, conseiller et chambellan du roi, fils de Jean Ier, maréchal de France, connu sous le nom de maréchal de Boussac, et de Jeanne de Naillac. Il avait épousé, par contrat du 18 juin 1437, Nicole, fille unique de Charles de Blois, dit de Bretagne, baron d'Avaugour, et d'Isabelle de Vivonne. Ayant obtenu, en conséquence du traité de Nantes conclu, le 27 juin (448, entre François Ier, duc de Bretagne, et Jean de Blois, comte de Penthièvre (voy Fr.-A. du Paz, Hist. Généal. de plusieurs maisons illustres de Bretagne, in-folio, 1620, Penthièvre, p. 52), la restitution des biens confisqués sur ses parents, Nicole était comtesse de Penthièvre, vicomtesse de Limoges, dame de Thors, les Essarts, Reignac, etc. Le mariage eut lieu à la condition que leur postérité porterait le nom et les armes de Bretagne. Jean de Brosse céda à Louis XI, en 1479, les droits sur le duché de Bretagne que son épouse tenait de Jean de Bretagne, comte de Penthièvre, son grand-père. (Voir le Dict. des familles du Poitou, nouv, édit., t. II, p. 17.) La biographie de Jean II de Brosse est relativement connue: il n'est pas nécessaire d'en rappeler ici les principaux faits. On a de lui un hommage rendu au roi le 31 juillet 1452, pour la terre et haute justice du Pâtis, mouvant de la châtellenie de Fontenay-le-Comte, seigneurie qui ne comptait guère à côté des importants et nombreux fiefs qu'il possédait en propre ou qui lui venaient du chef de Nicole de Blois.